METZ

PAROISSE ORTHODOXE DES TROIS SAINTS HIERARQUES
Basile-le-Grand, Grégoire-le-Théologien et Jean-Chrysostome

Quelques éléments de spiritualité orthodoxe
Père André Jacquemot

    Introduction

  • Aspect contemplatif

    On retrouvera ici des points essentiels de la théologie orthodoxe, mais sous une forme expérimentale plutôt que spéculative. C'est d'ailleurs bien dans l'esprit de la théologie patristique d'être vécue dans la prière avant d'être formulée dans des définitions dogmatiques, selon l'adage attribué à Prosper d'Aquitaine : lex orandi, lex credendi (la règle de prière est la règle de foi). Notre doctrine est conforme à l'eucharistie et l'eucharistie la confirme, disait saint IrénéeIrénée de Lyon : Contre les hérésies. IV,18,5. au IIe siècle.

    • La gloire et la condescendance du Verbe incarné

    • La Bonne Nouvelle de la Résurrection

  • Aspect moral et ascétique

    Cet aspect de l'enseignement orthodoxe, qui a su garder un juste équilibre entre l'effort de l'homme et la grâce divine, est important à faire connaître dans le contexte de l'œcuménisme, avec les débats récurrents sur la justification. Nous pensons qu'il permet de dépasser l'opposition, classique en Occident depuis la Réforme , entre la grâce et les œuvres.

    • L'effort nécessaire

    • L'impuissance de l'homme à se sauver lui-même

    • L'invocation de Jésus

    • L'humilité

    • La sobriété spirituelle

  • La prière intérieure

    • Centralité de la prière

    • L'union au Christ

    • Le renoncement à soi-même : synergie de la grâce et de l'effort

    • Encore l'humilité et la sobriété spirituelle

  • La conversion intérieure

    Cet aspect, d'ordre émotionnel, a déjà été évoqué dans les paragraphes précédents. Nous y revenons ici, car nous pensons que la vie chrétienne devient véritablement authentique lorsque le cœur est profondément touché, dans la rencontre avec la grâce. Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur (Matth. 6,21).

    On aura déjà compris (cf. § 2.5 et 3.4) que l'émotion dont il s'agit (ce terme doit être pris avec précaution) ne signifie pas sentimentalisme ni débordement incontrôlé. Ce n'est pas un sentiment qui vient des choses sensibles, visibles, mais des choses invisibles (cf. II Cor. 4,18), du mystère qui se manifeste et se dévoile. Il s'agit de la crainte de Dieu, du tremblement devant le sacré, des larmes du repentir, de la joie aux pieds du Seigneur miséricordieux, de l'ébranlement intérieur provoqué par la rencontre avec le Dieu vivant, le Dieu d'amour et de compassion…

    • La conversion du cœur

    • La rencontre avec le divin

    • L'attendrissement du cœur

    • La conversion par la beauté

  • Conclusion

    Bibliographie