METZ

PAROISSE ORTHODOXE DES TROIS SAINTS HIERARQUES
Basile-le-Grand, Grégoire-le-Théologien et Jean-Chrysostome

Journées du patrimoine 2017

Les 16 et 17 septembre 2017, pour les journées du patrimoine, notre paroisse a ouvert sa chapelle au public.

Cette chapelle, qui appartient à la paroisse catholique Saint-Eucaire, et qui était primitivement une sacristie, est aimablement mise à la disposition de notre paroisse des Trois-Saints-Hiérarques. Aménagée pour la célébration des offices orthodoxes, elle est devenue un témoin du patrimoine spirituel du christianisme oriental, et plus particulièrement de l’orthodoxie byzantine.

Dans l’église, maison de Dieu, tout est ordonné en fonction de la célébration liturgique. En fait, c’est l’ensemble de la Liturgie qui est notre patrimoine vivant.

Sans parler de l’architecture de l’édifice (qui a normalement toute son importance, mais que nous ne pouvons pas respecter puisque le bâtiment n’avait pas été prévu pour cette fonction), le lieu de prière orthodoxe comporte les éléments suivants :

- Un espace intérieur, le naos, pour la prière des fidèles, le peuple de Dieu. C’est là qu’est lu l’Evangile, qu’a lieu la communion des fidèles et que sont célébrés les autres sacrements. Il y a très peu de sièges, repoussés à la périphérie, car on prie essentiellement debout (même si les offices sont longs).

- Cet espace est orienté vers le sanctuaire, délimité par une iconostase. Sur l’iconostase, et tout autour du naos, sur les murs, sont disposées des icônes, avec des veilleuses allumées, témoins de la prière.

Les icônes jouent un rôle important : les icônes du Christ, de sa Mère la Vierge Marie (appelée Mère de Dieu) et des autres saints, les icônes des grandes fêtes de l’année liturgique (l’Annonciation, la Nativité, le Baptême du Christ, la Transfiguration, la Résurrection…). L’art iconographique orthodoxe est figuratif, mais non naturaliste, car il ne représente pas le monde tel qu’il est depuis la chute, blessé par le péché, mais tel qu’il est appelé à devenir, transparent à la gloire de Dieu et participant à cette gloire.

L’espace du naos représente le ciel uni à la terre. La Liturgie actualise ce qui est représenté, elle rend présents et agissants le Christ, les saints, et tout le monde céleste. La Liturgie terrestre s’unit à la Liturgie céleste.

- A l’intérieur du sanctuaire, dans lequel n’entrent que les célébrants, se trouve l’autel principal, sur lequel repose le Livre des Evangiles, ainsi que la Croix, et devant lequel est dite la prière eucharistique sur les dons (le pain et le vin, qui deviennent le Corps et le Sang du Christ). La préparation des dons (proscomidie) se fait sur un deuxième autel, sur le côté.

- Enfin, il faut souligner l’importance du chant dans la célébration liturgique. Avec l’iconographie, et en union intime avec elle, l’hymnographie byzantine constitue une autre part importante de notre patrimoine culturel et spirituel.

Le chant liturgique orthodoxe ne comporte pas d'accompagnement par des instruments, il est purement vocal (a capella). La musique est au service de la prière, elle donne toute leur force aux mots de la prière et contribue à exprimer leur caractère sacré. En schématisant, il existe deux grands styles de musique dans l’Eglise orthodoxe : le style grec (monophonique), et le style slave (polyphonique) qui est le plus connu des occidentaux. Notre paroisse utilise les mélodies slaves.

Le dimanche 17 septembre à 15 h, notre chorale a interpété, pour le public, un échantillon de notre répertoire hymnographique.